Toi, toi, mon toit : que faire sur les toits des bâtiments ?
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Toi, toi, mon toit : que faire sur les toits des bâtiments ?

06.03.2017

Le toit, ce nouveau territoire urbain à conquérir. Comme pour s’extraire du niveau du sol, nous cherchons de plus en plus à exploiter les toitures et à en redéfinir les fonctionnalités. Production d’énergie durable, végétalisation ou même espace de vie : découvrez quelques-uns de ces nouveaux usages.

Des panneaux sur un toit brûlant

Des toits arborant des panneaux solaires pour produire de l’énergie, le concept est déjà bien connu. À l’heure où les routes solaires arrivent au banc d’essai, le procédé reste classique :  des modules photovoltaïques installés sur le toit absorbent l’énergie du soleil et la convertissent en électricité, grâce à un système raccordé au réseau électrique. En complément, des modules thermiques vont utiliser l’énergie du soleil pour chauffer les ballons d’eau du bâtiment. Ainsi, le bâtiment consomme en priorité l’énergie d’origine renouvelable produite par sa propre toiture et réduit d’autant sa facture énergétique. Pour aller toujours plus loin et se fondre davantage dans le bâtiment, des nouveaux types de panneaux photovolatïques sont apparus. Et s’implantent sur les fenêtres et verrières, avec un certain degré de transparence ou des gammes de couleurs et de textures.

Une technologie particulièrement poussée à Amsterdam (Pays-Bas), où le smart building The Edge met ainsi à contribution pas moins de 65 000 m² de panneaux photovoltaïques, disséminés sur les toits et les façades. Résultat : le bâtiment produit… 102 % de sa propre énergie !

Tourne, petit moulin

Moins courantes sur le toit des smart buildings, les éoliennes domestiques portent la même promesse que les panneaux photovoltaïques : une énergie renouvelable à moindre coût. Seulement voilà : elles seraient difficilement rentables . Encore moins lorsqu’elles sont posées sur le toit d’une maison ! Pourquoi ? Parce que l’air qu’elles brassent rencontre trop d’obstacles pour produire de l’électricité en quantité suffisante.

Toutefois, cela n’a pas empêché pas 2 frères entrepreneurs de vouloir exploiter l’énergie du vent en Inde, en posant des turbines low cost. Leur credo : de l’énergie propre pour tout le monde. Financièrement accessible et facile à mettre en œuvre, cette solution permettrait de répondre aux besoins en énergie d’une population en croissance, alors qu’un quart des Indiens n’a pas accès à l’électricité.

Des jardins suspendus

Un peu partout dans le monde, les toits verts se multiplient. Chez nos voisins allemands, la végétalisation des toits remonterait ainsi aux années 1970. En France, depuis le début de l’année 2016, les initiatives s’accélèrent, à l’image de l’amendement adopté en mars, obligeant les bâtiments situés en zone commerciale à installer sur leurs toitures des dispositifs végétalisés, et de la signature en janvier d’Anne Hidalgo, maire de Paris, de la charte « 100 hectares de toits et murs végétalisés à Paris d’ici 2020 ».

Simple effet de mode ? Peut-être pas. Mis à part l’embellissement du paysage urbain, les gains avérés ne sont pas négligeables dans le smart building. En termes d’efficacité énergétique, les toits végétalisés permettent de retenir l’eau de pluie, généralement réutilisée par la suite pour les toilettes, ou encore d’améliorer l’étanchéité des toitures.

Pour admirer un des exemples les plus poussés au monde de végétalisation, direction Milan (Italie), où les tours Vertical Forest arborent plus de 24 000… plantes vertes. De quoi donner le vert-tige ?

Habiter les toits

Transformer l’espace perdu des toits en un lieu de vie parfaitement intégré à l’architecture de la ville ? C’est le défi lancé par la Mairie de Bordeaux qui a lancé un appel à idées : « Habiter les toits » en 2014, pour récompenser les initiatives visant à adapter le patrimoine bordelais à la vie contemporaine.

Comment donc investir les toits sans abîmer le paysage urbain ? Pas moins de 87 propositions sont venues constituer des éléments de réponse : compartimenter le toit en espaces privatifs et lieux collectifs, récupérer les combles non aménageables, intégrer une serre d’agriculture urbaine au profit de la copropriété, exploiter les mètres carrés perdus des toitures terrasses pour en faire un restaurant estival… Le tout dans le respect des codes architecturaux de la ville et des règles de partage des frais équitables entre les copropriétaires.

Une chose est sûre : le toit n’a pas encore révélé tous ses secrets.

Un article signé WordAppeal

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