Chez GA Smart Building et ses filiales Ossabois et PREGA, une conductrice de travaux, une cheffe de secteur en usine bois, une menuisière en préfabrication béton et une directrice de promotion témoignent. Leurs parcours montrent comment l’industrialisation de la construction ouvre de nouvelles perspectives et contribue à faire évoluer la place des femmes dans le secteur.
Pouvez-vous nous raconter votre parcours ?
Louise Sauer, Conductrice de Travaux principale chez GA Smart Building :
« Originaire d’Alsace, j’ai suivi un cursus en sport-études basket avant d’intégrer l’INSA Toulouse en sport-études. Diplômée en 2019 avec la spécialité Génie Civil, j’ai effectué mon stage de fin d’études chez Bouygues. Je connaissais déjà GA Smart Building, car le Groupe est très présent auprès de l’INSA. Je peux vous partager une anecdote : il se trouve qu’à l’INSA Toulouse, j’avais participé à un entretien fictif animé par Julien Gullaud, le Directeur des Opérations de GA Smart Building et j’avais eu l’occasion de rencontrer Patrick Veyrunes, le Directeur des Etudes et Projets du Groupe. J’ai donc eu envie de postuler, le feeling est bien passé et j’ai été embauchée comme responsable travaux. En six ans, grâce à des typologies de chantiers variées, j’ai évolué pour devenir aujourd’hui conductrice de travaux principale. »
Gaëlle Hayart, Cheffe de secteur chez Ossabois :
« J’ai un BEP finitions et j’ai travaillé dix ans en plâtrerie/peinture dans la même entreprise, sans réelle possibilité d’évolution. Après une mission d’intérim d’un an et demi, j’ai suivi une formation via Pôle Emploi, au moment de l’ouverture de l’usine Ossabois de Balbigny, tout près de chez moi. J’ai ainsi postulé chez Ossabois qui m’a accueilli en intérim avant de m’embaucher en avril 2021. Je suis devenue référente technique en 2022, puis cheffe de secteur en août 2024. Deux évolutions en trois ans, je suis fière de mon parcours. »
Christine Crouzil, Menuisière chez PREGA :
« Au départ, j’ai suivi une formation de secrétaire, mais le travail de bureau ne me correspondait pas. J’aimais créer et bricoler, alors en 2000 j’ai passé un CAP Menuiserie. Je suis arrivée chez PREGA par hasard, lors d’une mission d’intérim pour réaliser des coffrages. Cela fait maintenant sept ans que j’y suis ! »
Sondès Smaoui, Directrice de la Promotion Immobilier d’entreprise Sud-Ouest chez GA Smart Building :
« Diplômée d’HEC, j’évolue depuis plusieurs années dans le secteur de l’immobilier et de la construction. Chez GA Smart Building, je dirige aujourd’hui la promotion immobilière d’entreprise pour la région Sud-Ouest. Mon rôle consiste, aux côtés de mon équipe, à piloter le développement et la réalisation de projets immobiliers, en coordonnant l’ensemble des expertises nécessaires : conception, montage d’opérations, développement, construction, ainsi que la relation avec les clients et les partenaires. Ce qui m’a particulièrement attirée chez GA Smart Building, c’est la capacité du groupe à intégrer tous les métiers de la chaîne de valeur et son engagement très fort en faveur de la construction bas carbone et de l’innovation, notamment à travers la construction hors-site. »
En quoi le hors-site change-t-il votre quotidien ?
Gaëlle Hayart :
« Je ne pense pas retourner dans le bâtiment traditionnel ! Le hors-site permet de travailler en usine, sans subir les contraintes météorologiques, les problèmes de logistique, le tout avec des horaires fixes. Quelques exemples : pas besoin de rentrer au dépôt vider un camion, tout est sur place ; et puis les outils en usine nous aident davantage que ceux sur chantier. »
Christine Crouzil :
« Pour rien au monde je ne retournerai travailler sur un chantier : c’est épuisant physiquement et mentalement, avec beaucoup d’aléas et une organisation moins fluide. »
Le hors-site favorise-t-il la mixité ?
Gaëlle Hayart :
« Quand je suis arrivée à Balbigny, il n’y avait qu’une seule femme. J’ai incité les chefs à embaucher des femmes. Ce n’est pas parce qu’on est une femme qu’on ne peut pas peindre un mur ou visser une plaque. Aujourd’hui, nous sommes quatre femmes dans l’atelier. Si on a envie, il y a de la place ! »
Louise Sauer :
« Les mentalités évoluent et le hors-site permet d’aller plus vite dans cette évolution. Les femmes ont toute leur place sur les chantiers. »
Sondès Smaoui :
« La mixité est un enjeu essentiel pour notre secteur. L’industrialisation et l’évolution des métiers ouvrent de nouvelles perspectives et rendent certains environnements de travail plus accessibles. Mais au-delà de l’organisation du travail, la question est aussi celle des mentalités et des engagements concrets des entreprises. Chez GA Smart Building, la mixité est un sujet que nous prenons très au sérieux et qui se traduit dans la durée, notamment à travers notre engagement dans la Charte de la Parité dans l’Immobilier. »
Quel message adresseriez-vous à une jeune femme ?
Christine Crouzil :
« Les métiers manuels sont très intéressants parce qu’on crée du concret. Une femme est aussi capable qu’un homme. Il ne faut pas être timide et oser dire ce qu’on pense. Il faut en vouloir, mais c’est très gratifiant. »
Louise Sauer :
« Il faut y aller. Les métiers de chantier sont exigeants et très formateurs. Chez GA Smart Building, la force est d’avoir tous les métiers de l’immobilier en interne : on échange avec de nombreuses équipes et on crée des liens forts. »
Gaëlle Hayart :
« Rien n’est impossible. Il faut oser. Si vous êtes intéressée, manuelle et minutieuse, foncez. Nous avons même une grutière et des conductrices de camions. Ce n’est pas parce qu’on est une femme qu’on a des barrières, même si ça ne veut pas dire que ce sera facile. »
Sondès Smaoui :
« Je lui dirais d’oser. Les métiers de l’immobilier et de la construction sont passionnants, parce qu’ils permettent de transformer concrètement les territoires et les villes. Ils offrent aussi des parcours très variés et beaucoup d’opportunités d’évolution. La mixité apporte plus d’intelligence collective et de performance : c’est une conviction forte chez GA Smart Building. »


